Publications

Les camps de détention illégaux : le cas Guantánamo
Les lois adoptées et le durcissement de certaines pratiques judiciaires dans les pays européens et aux États-Unis, en réaction aux attentats du 11 septembre 2001, témoignent des oscillations que connaissent les démocraties face aux menaces du terrorisme transnational : sur ce terrain, Londres, Paris et Washington ne cessent d’envoyer des signaux contraires, et ces hésitations étaient déjà latentes avant le 11 septembre. Les démocraties résistent ainsi plus ou moins difficilement à la tentation de franchir les bornes qu’elles se sont fixées pour ne pas céder sur l’essentiel des valeurs qui les fondent. En Europe, cette érosion est parfois difficile à lire, tant elle est insidieuse. Aux États-Unis, en revanche, le franchissement de ces bornes a été manifeste.En atteste notamment, de façon emblématique, la création en janvier 2002, à Cuba, du camp de Guantánamo destiné à l’incarcération des « ennemis combattants » des États-Unis. C’est au nom d’une conception très sélective du « droit à la vie » que l’administration Bush et le Pentagone ont justifié la création de ce camp et, au-delà, les guerres en Afghanistan et en Irak : l’objectif de sauver les vies de citoyens américains et des populations opprimées a conduit ainsi à mépriser le droit à la vie et à l’intégrité physique des détenus malmenés dans les prisons secrètes de la CIA, à Guantánamo et ailleurs. Cette conception, au demeurant, est loin d’être une complète innovation : elle s’inscrit dans une certaine culture d’État de la violence, opaque et peu dénoncée, qui règne dans les prisons américaines – leur privatisation, comme d’ailleurs celle, partielle, de la guerre, en étant une circonstance aggravant …

Violences policières. Le devoir de réagir
« Il est urgent de réagir pour réconcilier la police et la population en prenant en considération l’ensemble des maux que les violences policières révèlent. » William Bourdon et Vincent Brengarth. Les violences policières affectent la confiance de la population dans la police et, à travers elle, dans les institutions. Nos responsables politiques en dénient trop souvent l’existence et se refusent à tout débat public sur les maux qui en sont à l’origine. Nous sommes témoins des obstacles qui empêchent de constater ces violences et de les condamner. Nous proposons de partager notre expérience d’hommes de loi, avec le souci de la nuance sur un sujet brûlant, tout en formulant des propositions. Trouver les remèdes qui s’imposent pour mettre un terme aux violences policières, telle est la condition pour rétablir le crédit de la police et, au-delà, de l’autorité judiciaire. Une urgence démocratique et citoyenne.

Revendiquons le droit à la désobéissance
Depuis plusieurs années, la France, « patrie des droits de l’homme », connaît une dérive autoritaire sans précédent rompant avec son Histoire et ses prétentions d’exemplarité. Les auteurs du présent ouvrage, Jérôme Hourdeaux et Vincent Brengarth, respectivement journaliste et avocat œuvrant dans le domaine des libertés fondamentales, en ont été les témoins privilégiés et ont écrit ce livre autant comme un constat implacable que comme un appel au sursaut.

Les dérives de l’état d’urgence
La France a pris un virage sécuritaire qui s’est accéléré depuis les attentats de Charlie Hebdo à tel point que son arsenal juridique est considéré comme l’un des plus répressif en Europe. Dans ce contexte, quelles sont les dérives actuelles et potentielles de l’état d’urgence sur nos libertés et notre démocratie ? La tension entre l’exigence de sécurité (aujourd’hui l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme) et celle de protéger les libertés n’a jamais été autant au centre du débat démocratique. Cette tension nous interpelle plus que jamais à l’aune des attentats intervenus et des menaces qui pèsent aujourd’hui sur la France…

Petit manuel de désobéissance citoyenne
Avocat médiatique, grand défenseur des Droits de l’Homme, William Bourdon sillonne le monde au nom de son association Sherpa, tournée vers la notion de responsabilité sociale des entreprises. On comprend que ce professionnel vigilant ait été particulièrement attentif à l’émergence du phénomène des lanceurs d’alertes. Les Snowden, Falciani, Frachon et autres Julian Assange ont ouvert la voie à davantage de transparence et contribué à libérer la parole dans tous les versants de la société. Certes, leurs motivations sont diverses, nourries par un réel souci de l’intérêt général, mais aussi quelquefois par des ressorts plus personnels. Cependant, toutes ces raisons, bonnes ou moins bonnes, ont un objectif commun: assainir une société corrompue dont ils ne veulent plus être les complices. Mais que dit la loi? Dans quel cadre juridique s’insèrent ces lanceurs d’alertes? Voici donc, pour la première fois, le vade-mecum qui permettra d’accompagner ce nouveau mouvement citoyen.

